On commence avec les questions et les alertes que nous avons transmises à l’administration sans recevoir de réponse malgré les conséquences très négatives pour les agent.e.s concerné.e.s :
Tarifs de cantine das les lycées
– alerte sur la situation des personnels des lycées agricoles où des agent.e.s des lycées doivent débourser 6.10 € par repas ce qui représente plus de 2 € d’écart avec les agent.e.s des lycées Éducation Nationale.
– alerte sur la situation ubuesque des ERM qui paient aujourd’hui 2 tarifs différents quand ielles mangent dans une cantine (3.70 € comme ERM du site du lycée d’affectation de l’ERM et 7.63 € comme Personnel Région non rattaché à l’établissement en formation ou en visite). Le seul lycée où les ERM bénéficient du tarif catégorie C est celui où leur local ERM est implanté. Sur le reste de leur résidence administrative, et en période d’ouverture des cantines, ielles doivent payer 7.63 € ce qui est le tarif le plus élevé pour des agent.e.s régionaux.ales de leur catégorie, le tout sans aucune participation au titre de l’action sociale, sans bénéficier de titres restaurant, qui leur permettraient de manger pour 4.50 € de leur poche environ en tenant compte de l’aide de la Région, et sans droit au remboursement de frais de déplacements, étant sur résidence administrative.
– alerte sur la demande de tickets restaurants pour les collègues de lycées en décharge syndicale qui se retrouvent également à devoir payer 7.63 € leur repas à la cantine d’un autre lycée, sans bénéficier d’aucun ticket restaurant, sachant que la majorité des personnels syndiqués qui font des heures d’infos dans les lycées sont de catégorie C et ARL. C’est un frein important pour l’engagement syndical. Lors de notre rencontre avec la Présidente le 15 décembre dernier, cela ne semblait pas lui poser de problème de principe. cela a beaucoup plus fait tiquer les représentant.e.s de la DAPRH, car il faudrait alors contrôler de manière rigoureuse les décharges posées. A SUD, on fait très attention à la gestion des jours de décharges, et il sera facile de justifier les tickets restaurant. Serait-ce si difficile pour les autres ?
Protection Sociale Complémentaire :
L’article 13 de la loi de financement de la Sécurité Sociale indique explicitement que « pour l’année 2026, le montant de ces cotisations ne peut être augmenté par rapport à celui applicable pour l’année 2025 ».
Au vu de augmentation dénoncée par tous les syndicats, SUD a demandé si la collectivité prévoit de contester l’augmentation 2026 sur cette base ?
Sur ces deux sujets qui ne sont pas sans conséquences sur le porte-monnaie des agent.e.s, la Région n’est pas pressée de répondre...
Enfin, nous sommes dans l’attente de réponses claires à nos trois lettres ouvertes :
– lettre ouverte sur le chauffage
– lettre ouverte sur le racisme et la discrimination dans les lycées
– lettre ouverte portant plusieurs revendications en vue de la réunion avec la Présidente de Région le 15 décembre 2025
Sans oublier nos multiples demandes de revoir la matrice de temps de travail des agent.e.s des lycées et des CREPS, qui comportent des illégalités manifestes, ou encore celle d’un travail avec les syndicats sur les conséquences pour les agent.e.s de la réforme de la chaine de responsabilité comptable... Aucune étude d’impacts du logiciel AID’EN notamment n’ayant été faite en F3SCT malgré les conséquences des arbitrages de la collectivité sur les responsabilités attribuées aux profils utilisateur.trice.s.. tout cela promet une explosion des RPS, et potentiellement des sanctions financières... pour des catégories C !
A SUD, on est encore étonné.e.s de la capacité de la hiérarchie à déléguer ses responsabilités mais pas le salaire qui va avec...
Sauf si, une fois de plus, SUD a mis le doigt là où ça fait mal, et qu’il est trop délicat de nous répondre...???
POINT 1 Pour avis : Organisation des services - Ajustements d’organigrammes - Transformations d’emplois
Concernant la DIN, nous avions alerté lors du dernier CST mais notre parole a été coupée car ce n’était pas encore le sujet (oui car en Occitanie, on préfère parler des sujets quand c’est trop tard pour améliorer leur traitement et donner la place au dialogue social, on ne se refait pas...).
Voici ce qu’on a essayé de dire sur ce qui était alors le début d’une vaste réorganisation en deux temps
– novembre 2025 avec "des petits arrangements"
– et le second plutôt début 2026 (on y est) où il s’agira de réorganiser plus profondément la direction
Nos alertes portaient alors sur :
=> l’absence d’ouverture des postes à candidature, le tout dans une ambiance de bruits de couloirs et une insécurité vécue comme toxique par plusieurs collègues, notamment concernant le service archives
=> un nombre spectaculaire de départs de la DIN
A noter le séminaire annuel programmé le 18/9, soit sur une journée de mobilisation interprofessionnelle syndicale. Certaines directions adjointes ont dit en réunion : c’est annulé. D’autres n’ont rien dit. Une semaine avant, la direction demande l’avis des agent.e.s avec des questions du genre « êtes-vous d’accord pour que le séminaire se tienne même si vous n’êtes pas là ? ». L’avant-veille, cela a été annulé, cela a été vécu comme difficile.
Par ailleurs, les restrictions budgétaires ont des impacts sur les fiches de poste car la tendance est à la réinternalisation de missions qui coûtent cher et qu’on n’a plus les moyens de confier en prestation, ce qui va dans le sens de nos demandes. Le problème c’est que tout se fait à l’arrache, et que les agent.e.s de la DIN ont dû faire comme si rien ne changeait alors que le service rendu aux directions en pâtit forcément, les prestataires sont pressurisés, les agent.e.s doivent se réadapter à la volée, prendre de nouvelles missions, le support l’a déjà éprouvé.
Certes, les profils de chef.fe.s de projet vont devenir plus opérationnels mais cela doit s’accompagner de la formation, de l’organisation pour assurer la continuité de service et aussi du temps et donc le ralentissement VRAIMENT des projets évolutifs (puisqu’on n’a plus de sous). La cible est entendable mais les conditions doivent être réunies, car il est impossible de faire plus avec moins, et impossible de faire autant avec moins.
SUD a tenté de dénoncer ce qui est en cours depuis plusieurs mois, des transferts de mission avec des responsables qui ne connaissent pas les sujets traités par les agent.e.s qu’ielles vont encadrer, ou des organisations faites pour caser des personnes à grands renforts d’arguments qui se contredisent d’un CTP à à un CST, et d’un CST à un autre CST...
Assister à ces réorganisations ressemble de plus en plus à regarder Sisyphe monter son rocher en haut de la montagne pour le faire retomber. On nous répondait sans doute qu’il faut bien s’adapter à la pente...
POINT 2 Pour information : Revalorisation des tarifs de remboursement de frais d’hébergement
Plus ça va, plus se déplacer coûte cher. La région Occitanie étant grande, il arrive que les agent.e.s doivent dormir sur place, ce qui nécessiterait d’être étudié dans le détail car cela n’est pas sans conséquence sur la vie personnelle des collègues.
La Région doit appliquer les tarifs maximums permis par la loi :
– 90 € pour une nuitée de base, porté à 120 € dans les villes de plus de 200 000 habitant.e.s et 140 € à Paris
– 20 € pour les repas.
Attention : pour les agent.e.s ayant la qualité de travailleur.euse.s handicapé.e.s et en situation de mobilité réduite, le taux d’hébergement est fixé à 150 €.
La Région avait délibéré sur des montants inférieurs, il est temps de tenir compte de la réalité du coût de la vie.
Par ailleurs, la loi permet d’accorder des avances sur le paiement des frais (article 3-2 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006) :
Sous réserve de l’impossibilité de recourir à des contrats ou conventions passés directement avec les
prestataires de transport, d’hôtellerie et autres, des avances sur le paiement des frais sont consenties aux
agent.e.s qui en font la demande. Leur montant est précompté sur le mandat de paiement émis à la fin du déplacement à l’appui duquel doivent être produits les états de frais (article 7-3 du décret n°2001-654 du 19 juillet 2001). La régularisation des avances doit intervenir au plus tard 3 mois après le paiement des sommes avancées (Instruction codificatrice 07-021-B1-O-M9 du 06.03.2007, relative aux avances sur frais de déplacements
temporaires).
POINT 3 Pour avis : Approbation du procès-verbal de la séance du 17 novembre 2025


